
Projet de construction du centre de santé
La Providence à Binguela
Le projet du centre de santé est né en 2019.
Sœur Marie-Thérèse, en convalescence au Cameroun, son pays natal, après une greffe de rein, redécouvre les conditions sanitaires très médiocres des habitants du petit village de Binguela non loin de Yaoundé.
La pauvreté, l’absence de sécurité sociale, la vétusté et /ou le manque de structures médicales entraînent le renoncement aux soins. Dans le même temps, le paludisme, les complications liées à la grossesse, la malnutrition, la mortalité infantile, les pandémies mondiales ne cessent de progresser.
La création du centre de santé « La Providence » de Binguela a pour but d’offrir des soins de santé, aussi variés que possible, aux populations de ce village et des alentours, à moindre coût.
L’infrastructure disposera à terme :
– d’un plateau technique adapté, équipé des matériels modernes de dépistage, d’analyse et de contrôle de plus de 90% des pathologies les plus courantes dans la région subsaharienne ;
– d’un personnel technique professionnel et dévoué ;
– d’un centre de prise en charge de la mère et de l’enfant ;
– d’un cadre d’hospitalisation des patients venant des zones reculées ;
– d’une pharmacie bien fournie en médicaments.
En gériatrie : les soins et services prodigués seront spécialisés et adaptés au milieu rural.
Pour la prise en charge mère-enfant :
l’objectif est d’améliorer le suivi médical maternel et infantile et de réduire la mortalité de ces derniers.
Et la santé pour tous : un système de protection sociale ciblant les populations environnantes et certains usagers sera mis en place afin de faciliter l’accès financier aux soins de santé.
Les villageois sont partie prenante du projet.
Certains ont offert un lopin de terre pour permettre d’agrandir la surface initiale du dispensaire.
D’autres donnent de leur temps pour les travaux.
L’état des lieux au Cameroun

Depuis les années 90, la pauvreté a gagné plus des deux tiers de la population.
D’après le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, soit 500 F CFA.
La couverture universelle n’existe pas et l’accès aux soins est très onéreux.
Le taux de mortalité et de morbidité est constamment en hausse selon l’OMS.
Pour lutter contre les épidémies et les endémies, seuls les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont vaccinés.
L’accès aux grands centres de santé reste réservé aux personnes nanties ou bénéficiant d’appuis de leur employeur.
Objectifs visés :
1. Améliorer la couverture des infrastructures sanitaires dans une localité donnée et ses environs.
2. Accroître la contribution communautaire dans la création et le fonctionnement des formations sanitaires.
3. Faciliter l’accès aux soins de santé des populations.
En France …
En France, Sœur Marie-Thérèse rencontre les fondateurs de l’association Soutien santé Cameroun, destinée à soutenir la construction de dispensaires jusqu’à leur auto-gestion au Cameroun. Le centre de santé La Providence est choisi comme projet aidé par l’association.
Un ami directeur d’hôpital aide à élaborer les plans, et les contacts sont pris pour l’acheminement de matériel médical d’occasion.
La réalisation de ce beau projet dépend de vous et de votre générosité !
Historique du projet
Entretien (juin 2020):
3 questions à Sœur Marie-Thérèse, responsable du projet du Centre de santé « La Providence » de Binguela,
et Marie Lebouché, présidente de l’association qui soutient ce projet
Comment est née l’association Soutien santé Cameroun ?
Marie L : Sœur Marie-Thérèse a travaillé onze ans comme responsable de la pastorale scolaire à l’école Sainte Marie d’Antony (Hauts de Seine).
Parents, enseignants et Famille marianiste ont gardé avec elle des liens profonds d’amitié. C’est pourquoi, lorsque est né ce projet, nous nous sommes mobilisés pour l’accompagner. Tout le monde peut devenir membre de cette association, il suffit d’adhérer ! Vous recevrez alors une newsletter régulière pour suivre l’avancée des travaux. Pour le moment, nous ne sommes pas habilités à délivrer des reçus fiscaux, car l’association est trop jeune. C’est pourquoi la Fondation Marianiste a accepté de recueillir les dons qui donneront droit à reçu fiscal.
Où en sont les travaux ?
Sr M-Th : À ce jour, les fondations sont achevées sur une superficie de 600 m2 et les fosses septiques sont en cours de réalisation. Un puits a été creusé à mains nues. Les parpaings, moulés sur place, sont prêts pour l’élévation des murs.



Quels sont les besoins actuels ?
Sr M-Th : Le budget total est de 300 000 euros. Le pays est très pauvre, mais la main-d’œuvre abondante. Nous avons besoin d’argent pour payer les ouvriers, acheter les matériaux et équiper le centre. Le plan de réalisation de ce projet a prévu plusieurs étapes de mise en service pour échelonner la recherche de fonds. À terme, le centre de santé sera capable de vivre seul, en autogestion. Je me rends sur place régulièrement afin de suivre le chantier et vérifier que tous les dons sont utilisés à bon escient.
AG Octobre 2021
OÙ EN SOMMES- NOUS LÀ-BAS / ICI ?
Présenté par Sr Marie Thérèse Ngo Mboua – Isabelle Couderc – Catherine Toussaere
Là-bas : La charpente est en cours de pose. On attend le bon moment climatique (après les pluies).
Ensuite il restera : le crépissage, les battants de fenêtres, les plafonds, portes fenêtres, plomberies, électricité,
revêtement des sols, peinture..
Ici : Malgré les difficultés liées à la crise les objectifs ont été atteints, l’année a été très active notamment sur l’approvisionnement de matériel : tables de gynécologie, lits médicalisés, petit matériel en tout genre, pèse bébé, chariot de ménage, matériel de bureau…
2 box ont été loués à Longjumeau pour stocker le matériel.
Les dons qui nous sont parvenus ont permis de faire avancer et grandir le bâtiment.
Les objectifs sont atteints.

Vœux 2022
Voici pour ce début d’année la livraison, l’assemblage et la pose des cadres de portes et des antivols fenêtres !



AG Octobre 2022
Encore une année bien riche pour notre association.
Des petites avancées qui en ont fait finalement une très grande et non sans fierté !
Il y a eu (entre autres) :
- La recherche d’un container
- Transfert du matériel récolté depuis le box de Longjumeau vers Rouen / espace de stockage en prévision du remplissage du container.
- Le remplissage du container et le départ vers Douala le 6/10, arrivée prévue le 23/10.
- L’acquisition de matériel… le fil rouge de l’association
Les dernières étapes :
Sur place :
Les plafonds, la plomberie, l’électricité, le sol, les fenêtres, aménager le puits…
Besoin d’un espace de stockage. Aujourd’hui on ne peut pas vraiment se permettre de dépenser les dons dans la location de box, la priorité étant de permettre l’avancée des travaux pour une inauguration tant attendue.
Toujours la recherche de matériel – cf liste SMT mais pour n’en citer que quelques-uns : besoin de couveuse, d’échographe… des biens complexes à obtenir. Biens qui peuvent aussi s’acheter et cela fera partie aussi de l’utilisation des fonds récoltés s’il le faut.
Toujours la recherche de financement.
Besoin de dons : 52.000 € pour avancer





AG septembre 2023
Compte-rendu du dernier séjour de Sœur Marie-Thérèse à Binguela, du 5 juillet au 20 septembre 2023.
Sœur Marie-Thérèse nous montre toutes les petites vidéos récentes du centre de santé et de ses alentours.
Les travaux sont finis à 80%, mais les finitions sont longues.
-Plusieurs surprises :
L’évacuation des eaux a dû être corrigée à cause d’une borne mal placée. Cette tranche de travaux est achevée.
Anomalies sur le crépi extérieur (défaut d’étanchéité), à corriger.
Sur les conseils de la commission du ministère de la santé, il faut fermer le puits et en creuser un autre : l’eau n’est pas potable (proximité des toilettes du voisin) et la nappe peu profonde. Il faut percer un autre puits dont l’emplacement est trouvé. C’est l’association locale qui financera.
Sur les conseils d’un ami laborantin, il faut prévoir un 2ème labo pour les analyses sanguines (éviter les contaminations). Donc casser un mur, refaire une paillasse.
Problème électrique : le courant qui arrive à l’hôpital est trop faible. Il faut prévoir un générateur et un transfo. Possibilité de s’associer avec les voisins pour répartir les coûts.
Il faut donc revoir les priorités financières avec les différents corps de métier.
Les patients sont impatients !
Le matériel est toujours stocké à Yaoundé. Une fois toutes les huisseries posées, on pourra l’acheminer sans risque de vol (notamment les sanitaires).
Sœur Marie-Thérèse a rencontré un médecin qui lui a promis un échographe.
Questions des participants
-Comment acheminer le matériel collecté en France ?
On stocke à Antony puis on fait appel à la même société pour l’emballage et l’acheminement.
Pour info, 12 colis = 650 €.
-Quel impact ont les défauts constatés sur la date d’ouverture du centre de santé ?
Les défauts principaux doivent être corrigés avant février 2024, quand la commission du ministère repassera. Le dispensaire pourra ouvrir pour des consultations, même si les travaux ne sont pas achevés pour certains services qui ouvriront ensuite.
-Le budget de départ était de 360 000 €. Combien a été dépensé réellement jusqu’à maintenant ?
105 000 € seulement, grâce à la main d’œuvre souvent bénévole.
-Comment la cour va-t-elle être aménagée devant l’hôpital ?
Possibilité de paver la cour (5 300 €) ou de couler une dalle (2 500 €). On opte pour la dalle.
-Comment l’hôpital pourra-t-il être viable financièrement ?
Les boutiques installées autour de l’établissement paieront un loyer ;
Un droit d’entrée est prévu pour les patients (5 000 F CFA à Yaoundé ; 1 000 F CFA prévu à Binguela) ; on paye en fonction de ses revenus.
Le personnel médical accepte une rémunération moindre ;
Du matériel est donné (échographe promis, couveuses, …)
-Combien manque-t-il aujourd’hui ?
Coulage de la dalle dans la cour (2500€) + 2ème labo (800€) + peinture et réparation des murs extérieurs (2 000 €) + équipement des toilettes (2 300 €) + fenêtres coulissantes (3 000 €) + puits (5 300 €) = 15 900 €.
-Quel est le nombre de consultations par an estimé ? 10 000 la première année.
-Combien y a-t-il d’habitants à Binguela ? 22 000 environ.
Comment accompagner Soeur Marie-Thérèse maintenant ?
-Aide financière, collecte de matériel, chercher des partenariats avec des fondations.
Il faudra être très réactif dans les prochains mois, pour trouver les derniers fonds.
Sœur Marie-Thérèse va repartir dans quelques semaines pour suivre le chantier au quotidien et … assurer le dernier tour de course rapide pour… gagner l’ouverture du dispensaire et être là pour sa mission d’accueil des patients.
BRAVO Sœur Marie-Thérèse et tous les ouvriers
